Signaux faibles

et moments forts.

Moments forts & signaux faibles :

Mercredi 11 Décembre 2019. Colloque des 30 ans du PIREN-Seine.

Membre tout juste adhérent au Collectif Seine, je vois début Décembre qu'un colloque est organisé à l'initiative du SIAAP. Curieux de tout ce qui peut m'instruire au sujet des questions soulevées par le Collectif Seine, je m'inscris et je reçois une invitation.

Le Mercredi 11 Décembre, dans l'enceinte de l'Université de Jussieu, je découvre le PIREN-Seine, acronyme qui signifie Programme Interdisciplinaire de Recherche sur l'eau et l'environnement du bassin de la Seine. Un café et des croissants accueillent le public. Je tente une conversation avec mon voisin devant le buffet : "Nous allons enfin avoir des éclaircissements sur l'incendie de l'usine ...". Mon voisin, qui affichait un sourire invitant à l'échange, me tourne simplement le dos et disparaît. Je ne fais pas de deuxième tentative car le vide se fait autour de moi. Mon malaise est immédiat. Je me sens instantanément transformé en persona non grata, ou, pire, en 

Samedi 25 Janvier un membre de notre collectif croise un attroupement inhabituel : Monsieur Philippe Rouleau, maire d'Herblay est en campagne électorale. Tente, calicots, tables et chaises, rien ne manque. Il va donc saluer le maire en se découvrant respectueusement comme doit le faire un administré bien élevé. Comme il a toujours son kit du Collectif-Seine sous le bras, il déroule notre affiche sous les yeux de l'assemblée réunie et demande au Maire s'il serait favorable à un affichage public. Moment de vérité politique. Tous les yeux se tournent vers le maire en attendant le Jugement. Le pouce du magistrat se baisse et l'affiche du collectif Seine n'a plus qu'à accepter son sort funeste. Notre courageux signataire tente une intercession et une demande de grâce :

A ce stade de la conversation, notre membre dépité comprend que le débutant dans le militantisme qu'il est ne peut pas lutter contre le professionnel armé d'une dialectique aussi pointue. Il s'avoue vaincu et enroule humblement son affiche qui ne connaîtra pas la consécration des panneaux municipaux.

Au moment de tourner les talons il décide que notre affiche mourra dans un ultime acte de bravoure, de vaillance, d'intrépidité, bref, de Foi :

Le Maire lui signale qu'il se doit aussi aux autres administrés et le laisse dans la poussière de l'arène. Fin des jeux du cirque et malheurs aux vaincus. Nous avons été au moins deux à penser : "Sait-il qu'une poignée de gens convaincus ne seront pas toujours mangés par les lions ?"