Note proposée par ARCEAU-IdF

Note proposée par ARCEAU-IdF

Préambule

L'association ARCEAU IdF qui porte le concept de plateforme réunissant les trois partenaires que sont les décideurs, les opérateurs et les chercheurs, concept repris par l'UNESCO, propose à ses partenaires parisiens, investis dans la préparation de la conférence Eauméga2020 et MAWAC, le SIAAP et la MGP, un texte de réflexion qui a vocation à devenir la position officielle de la mégapole et qui en accord avec les services de l'UNESCO sera proposé aux autres mégapoles afin d'être débattu, amendé ou modifié. L'association, consciente de la difficulté de conduire des débats au niveau international pour arriver à un texte consensuel rapidement, propose aussi d'assister l'Unesco pour la construction et le suivi de ces débats

Le texte qui reviendra des débats et qui aura reçu l'assentiment d'une majorité de mégapoles sera proposé lors de la réunion de la MAWAC afin d'y être voté en tant que Charte constitutive.

Rappel historique

  • 2015 : Exposé du principe de l'Alliance des mégapoles pour l'eau et le climat (MAWAC) pendant la COP21 (à l'occasion de la conférence internationale « Eau, mégapoles et changement global).

  • 2016 : Edition d'un verbatim de mots de soutien à l'Alliance par un certain nombre de personnalités : Directrice générale de l'Unesco, Maire de Paris, Maire de Séoul, Secrétaire de l'AMCOW, Maire de New York, Maire de Los Angeles et Maire de Buenos Aires.

  • 2017 : Sur proposition de Arjun Thapan, président de Waterlinks, mise en place de sections régionales au sens de l'Unesco pour bâtir l'Alliance.


Principes de base

  • La MAWAC est l'alliance des mégapoles (d'un point de vue institutionnel) dans le monde, qui abritent au moins 10M d'habitants où qui sont susceptibles de les atteindre dans les années à venir. C'est aussi un regroupement des acteurs de la 

    • gestion de l'eau dans ces agglomérations sur le modèle d'ARCEAU-IdF : responsables locaux et représentants de la société civile, services opérationnels et chercheurs.

    Les mégapoles, à travers les représentants qu'elles désignent et qui sont issus du monde de la recherche, des services opérationnels et des responsables politiques se regroupent au sein de structures régionales sous l'égide des bureaux locaux de l'UNESCO. Certaines régions peuvent fusionner en cas d'insuffisance de Mégapoles.

    La MAWAC est composée de représentants de chacune de ces régions en veillant à assurer un équilibre mondial de leur représentation quel que soit le nombre de mégapoles adhérentes dans chaque région. Sa gouvernance s'appuie sur un comité de pilotage constitué de représentants de ces régions et sur un comité de suivi composé de représentants des mégapoles


    • La MAWAC est gérée par l'UNESCO qui en assure le secrétariat central, au moins dans la période transitoire de construction de l'alliance

    Dans cette tâche, l'UNESCO peut s'assurer du concours des membres fondateurs de l'Alliance : ARCEAU-IdF et le SIAAP.


    Objectifs de la MAWAC

    • Organiser au niveau régional et international des événements portant sur la gestion de l'eau et de l'assainissement, la préservation de la qualité du milieu naturel, les risques d'inondations ou de sécheresse en relation avec le changement climatique dans les grandes agglomérations.

    Ces événements doivent permettre une prise de conscience des acteurs de la société : décideurs, citoyens, médias, services opérationnels etc. des défis auxquels les mégapoles sont et seront confrontées dans les années à venir

    • Organiser régulièrement une rencontre entre les représentants institutionnels des mégapoles et une conférence sur « Eau, Mégapoles et Changement Global » afin d'actualiser les connaissances de tous les acteurs et faire un point sur les progrès de la recherche et de la technique.

    • Échanger sur les moyens de financer l'adaptation des mégapoles au changement global pour tout ce qui concerne la gestion de l'eau, notamment les actions de recherche.

    • Développer la synergie et les échanges entre les villes sur les problématiques de l'eau, au niveau social, technique et scientifique en organisant des rencontres entre opérationnels, chercheurs et société civile pour échanger des pratiques des idées, des méthodologies et des applications de recherche pour éclairer les choix des décideurs.

    • Promouvoir et aider au développement des formations universitaires à tout niveau ainsi que des emplois pour les futurs jeunes professionnels (étudiants en fin d'études 

      • ou en thèse) leur permettant de faire face aux défis des politiques de l'eau dans les mégapoles.


      • Créer et gérer une base de données sur les études de cas, les technologies et les meilleures méthodes de gestion créées et développées pour avoir des villes résilientes du point de vue des politiques de l'eau afin d'aider :

        • Les gouvernements locaux, les opérateurs, les secteurs professionnels et financiers dans l'évaluation et le déploiement des politiques de développement durable et de résilience ainsi que pour l'évaluation de faisabilité de projets de résilience urbaine et leurs impacts économiques, environnementaux et sociaux ;

        • Les communautés scientifiques dans le développement de R&D et de démonstrations des nouvelles technologies

        • Les communautés éducatives à tous les niveaux


      Les grandes lignes d'une structuration possible


      • Le siège de la MAWAC monde est situé au siège de l'UNESCO à Paris jusqu'à ce qu'éventuellement l'assemblée de la MAWAC en décide autrement.


      • L'UNESCO proposent aux sections régionales des modes de structuration et des listes d'actions possibles en facilitant leur mise en œuvre. Elle met également en liaison les différents protagonistes au niveau international dans le but de préparer la création proprement-dite de la MAWAC en tant que structure institutionnelle.


      • Chaque pôle régional adapte et développe un programme et des actions relatives aux problèmes de gestion de l'eau qui lui sont spécifiques : que ce soit des problèmes techniques, ou des problèmes institutionnels dus au nombre des acteurs intervenant dans cette gestion.

      • Les pôles régionaux seront ainsi responsables de leur propre structuration en suivant le modèle de structuration de l'association ARCEAU : ils pourront définir les problématiques de gestion de l'eau, proposer des actions à l'intérieur de leur section tout en participant à la réflexion commune concernant la structuration de la MAWAC.

      • Chaque pôle régional définit son mode de financement pour ses actions locales. Les mégapoles, à travers leur section régionale versent une cotisation destinée au financement du secrétariat de la MAWAC, devant servir en particulier à la tenue régulière des conférences internationales «EauMéga» ainsi qu'aux initiatives menées au niveau du réseau 

        • Un Bureau Exécutif du réseau de la MAWAC, constitué des membres de son Comité de Pilotage et des représentants désignés par les membres de ses pôles régionaux sera établi lors de la prochaine conférence internationale «EauMéga 2020» pour établir une charte, les statuts et le règlement de la MAWAC

        • Lors de la prochaine conférence Eauméga 2020, une réunion spéciale composée des représentants des mégapoles selon le principe de ARCEAU-IdF, c'est-à-dire constitué d'élus, de techniciens de services opérationnels et de chercheurs, prendra le titre d'Assemblée Générale constitutive de la MAWAC et proposera aux membres présents de voter la Charte constitutive et d'adopter les statuts et le règlement qui leur auront été proposés.