Citoyens compétents
Action civique et intérêt général

Explications. Nous disposons en France d'une ressource humaine de grande compétence, abondante et ignorée ; les dirigeants d'entreprises, les cadres et les hauts fonctionnaires à la retraite.

Je propose de réitérer une expérience conduite il y a une trentaine d'années au cours de mes activités professionnelles.

Chargé de réaliser l'introduction des moyens et des usages d'Internet à l'Assemblée nationale en 1997, je reçois le concours spontané d'une poignée d'ingénieurs, de cadres du privé et de hauts fonctionnaires retraités, éclairés et enthousiastes. Parmi eux se distingue par exemple Jean-Paul Baquiast, inspecteur général des finances. Jean-Paul Baquiast possède, outre sa spécialité, une culture administrative exhaustive, une vocation accomplie pour la chose publique, une curiosité et un enthousiasme inaltérables. Il incarne à lui seul le citoyen compétent, disponible et indispensable.

Le contexte de l'époque.

En 1997, les nouvelles technologies interpellent la société toute entière mais personne ne sait comment envisager les défis qu'elles présentent et qui irriguent et bouleversent toutes les activités, tous les métiers et surtout les pouvoirs publics dans leur ensemble.

Inscrire le changement dans la continuité des missions de chacun et proposer des solutions applicables dans une confusion générale provoquée par des impératifs nouveaux et urgents demande des dispositions particulières.  

Les actifs sont absorbés par les contraintes de leurs activités et missions. Les retraités sont libres de mettre à profit, sans contraintes, des expériences acquises dans le temps et de projeter des actions dans la perspective longue. Ils sont des stratèges et parfois des visionnaires.

L'enjeu aujourd'hui.

L'enjeu aujourd'hui est la gouvernance et le rapport entre le citoyen et une autorité publique souvent dépassée. Il faut faire dialoguer des archaïsmes et des innovations de rupture. 

Les conditions de l'action.

1. 


Normalement, la station d'épuration d'Achères a dû faire l'objet d'une étude initiale d'impact avec, concernant les états zéro amont et aval, des analyses et des descriptifs faunistiques et floristiques très détaillés sur les sédiments et l'eau (pollutions organiques, microbiennes et chimiques). Et surtout elle doit faire l'objet d'un autocontrôle régulier sur tous ces points.
Il faudrait donc consulter ces documents et analyses et voir si, suite à l'accident, il a été fait ou ordonné un nouvel état des lieux aval complet. En fonction des résultats des analyses éventuelles faites dans ces autocontrôles, et en fonction de la liste des polluants susceptibles d'avoir été rejetés lors de l'accident (provenant de la station et aussi des substances utilisées par les pompiers), quel suivi adapté a été prévu pour les prochaines années ?